



La société civile à travers ses organisations, prend de nombreuses initiatives concrètes, pratiques, qui contribuent à améliorer les conditions de vie des populations: meilleur accès à l’éducation, à la santé, aux ressources naturelles, aux transports, aux informations, aux opportunités économiques etc. Ces initiatives font partie, à côté de l’action des entreprises, des administrations, des élus locaux, de la façon dont la société fonctionne. Autrement dit, même si la société civile n’arrive pas forcément à faire bénéficier tout le monde de ses initiatives, elle remplit des fonctions d’intérêt public, d’autant qu’elle contribue à ce que ces initiatives bénéficient à tous ceux qui sont mis à l’écart des bienfaits de l’augmentation des richesses, à tous ceux qui sont les perdants de l’augmentation des inégalités. Elle est donc porteuse de solutions issues de la pratique dont elle regrette l’insuffisance de l’écho, de l’impact, de la reconnaissance.
A travers ces solutions, elle veut permettre «au plus grand nombre» d’être partie prenante des choix, des décisions publiques ; de produire des richesses, de les partager; de pouvoir faire entendre leur voix, défendre leurs intérêts, participer à la construction de l’intérêt général; de construire une société faite de diversité mais pas d’exclusion. En recherchant davantage de reconnaissance, elle se propose «d’élargir la base sociale» des politiques nationales.
Concernant les solutions à l’amélioration des conditions de vie des populations dont elle est porteuse, elle sait que passer du technique au politique suppose des compétences qu’elle n’a pas, ou pas suffisamment. Par conséquent, la société civile veut renforcer ses capacités à transformer ses solutions construites souvent à petite échelle, en solutions capables d’affronter les contraintes du passage à l’échelle nationale, pour être des solutions pour tous. Elle veut renforcer ses capacités à être «pro-active», à être une force de propositions en faveur de «biens publics»: éducation, santé etc.